Category: Livres,Romans et littérature,Littérature russe
Deux récits de guerre Details
>Alexandre Soljénitsyne Deux récits de guerreEn 1943-1945, avant son arrestation et sa condamnation à huit ans de camp, Soljénitsyne est un soldat, responsable d'une batterie de « repérage par le son ». C'est de ses souvenirs de combattant qu'il a tiré ces deux récits, écrits en 1998.Les souffrances et la destinée de l'obscur hameau de Jéliabouga, en Russie centrale, du plus noir de la guerre à ce jour de 1995 où l'auteur y revient, est le sujet du premier récit, marqué par l'émouvante figure d'une jeune fille, Iskiteia. Le deuxième récit rend hommage au courage oublié de deux officiers et de leurs hommes, en Prusse-Orientale, par contraste avec la veulerie et l'irresponsabilité des personnels politiques.L'écrivain s'y met en scène tel qu'il était alors, patriote, amoureux de cette vie militaire, confiant dans la révolution mondiale et plein de compassion pour la détresse des populations civiles.Le lyrisme simple de Soljénitsyne est toujours bien vivant. Le coeur du récit cogne toujours très fort, c'est toujours lui le créateur du petit Ivan Denissovitch. Merci !Georges Nivat, Le Temps.

Reviews
En 1943-45, avant d'être emprisonné 8 ans dans un camp, Soljénitsyne était responsable, en tant que soldat, d'une batterie de « repérage par le son. » C'est par les deux récits de guerre présentés sous forme de longues nouvelles qu'il nous rapporte ses souvenirs de combattant. Les deux récits sont mi-doux, mi-amers, il y a de l'humour dans la plume de Soljénitsyne, mais même cet humour ne pallie pas la froideur, la dureté de la guerre. En décrivant des actes « bénins » de l'époque, ses soucis de soldat, il nous fait entrer dans ce monde et mieux comprendre l'urgence du moment, la peur, la lassitude, le froid et les pauvres consolation et réconforts d'un jeune homme pris dans cet engrenage. Chaque récit est, séparément, plutôt triste, le premier en particulier est émouvant et le vide que l'on retrouve à la fin est pesant et efficace. Pas une lecture très gaie, plutôt une lecture très « technique » parfois, sobre, instructive, et pourtant bien prenante car Soljenitsyne écrit bien.


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